Samedi 14 mars à 11h00, des parents d’élèves, des enfants des écoles Mandela (St Herblain), Bois St Louis (Orvault), Pauline Rolland (Rezé), Jean Zay (St Nazaire), … avec les syndicats FSU44 et Sud Education, ainsi que des élu·es locaux dont Ségolène Amiot ont manifesté dans les rues de Nantes et St Nazaire en scandant fort et en musique « des moyens pour les écoles » dites orphelines et écoles apparentées.
Les écoles orphelines correspondent aux écoles sorties du dispositif REP/REP+ en 2015 Celles-ci concernent des dizaines de milliers d’enfants et de familles parmi les plus pauvres dans l’hexagone. Nous estimons son nombre en Loire-Atlantique à la rentrée 2025 / 2026 à 49 écoles.
L’abandon des mesures nécessaires pour accompagner ces 49 écoles à aider sont un exemple emblématique de la destruction des services publics, c’est à dire de la remise en cause du principe d’égalité et de solidarité.
« Malgré les nombreuses actions menées par notre collectif (conférences de presse, courriers à la Rectrice, rassemblements, déplacement au ministère, audience à la préfecture…) avec l’aide et le soutien d’une intersyndicale unie et de nombreux-ses élu.es, la seule concession du ministère a été la mise en place d’un contrat local d’accompagnement (CLA), c’est à dire un pansement sur une jambe de bois ! » indique Élodie Couturier, parent d’élèves de l’école Mandela de St Herblain.
« La Rectrice, qui n’a pas répondu à nos courriers, pourrait classer en REP certaines écoles orphelines à l’Indice de Positionnement Social très bas. Mais rien n’est fait ! » rajoute t’elle.
Lydia Le Bris, parent d’élève de l’école Bois St Louis d’Orvault, apparentée école orpheline, explique: « Les familles du Bois St Louis se sont mobilisées pour la 1ère fois dans ce cadre, que cela s’inscrit dans le sillage de l’école Nelson Mandela avec des revendications fortes de renfort pour les enseignants afin qu’ils puissent accompagner leurs élèves dans les conditions requises. Nous souhaitons que cette mobilisation porte ses fruits et que l’éducation nationale entende l’inquiétude / colère des parents face à l’inaction. »
Le ministère, tout en reconnaissant la nécessité d’une refonte de la carte de l’éducation prioritaire, a annoncé qu’elle n’aurait pas lieu avant les prochaines élections présidentielles. « Il joue la montre afin d’épuiser les parents et les équipes éducatives, attendant que la mobilisation s’effiloche et disparaisse. » indique Guillaume Pichard, représentant de la FSU44 au rassemblement. « L’objectif de cette mobilisation est pourtant bien de s’étendre à d’autres départements pour instaurer un rapport de force avec le Ministère »
A l’occasion des élections municipales 2026, le Collectif a envoyé un questionnaire à différentes listes qui se présentent à Nantes, Saint Herblain, Orvault, Rezé et St Nazaire afin de connaître leur position et propositions quant à la question des écoles dites orphelines.
Voici les questions posées:
- Etes-vous prêt.e.s à intégrer officiellement l’action du collectif et à soutenir nos actions ?
- Si oui de quelle manière ?
En organisant via l’association des maires de France, un appel aux maires de l’ensemble du territoire métropolitain afin de faire pression sur le ministère de l’Education nationale ?
- Quelles mesures êtes-vous prêt.e.s à mettre en œuvre dans votre commune ?
Les listes de gauche à Nantes, St Herblain, Rézé et St Nazaire ont répondu positivement à ces 3 questions et proposent des mesures d’accompagnement spécifiques pour les écoles ne disposant pas du statut Education Prioritaire, en attendant leur intégration en Education Prioritaire.
« Nos revendications sont claires », indique Julie Barbaux de SUD Education, « le collectif demande dès maintenant :
– la refonte de la carte de l’éducation prioritaire et le retour des lycées en éducation prioritaire.
– L’augmentation et la redéfinition des moyens de l’éducation prioritaire.
– Que l’argent public finance exclusivement l’école publique, laïque et ouverte à tou·tes »
Le collectif souhaite prendre encore plus d’ampleur dans les prochains mois face à l’inaction de l’Education Nationale, en impliquant les listes municipales élues, en augmentant le nombre d’écoles actives dans la mobilisation en Loire Atlantique et en fédérant celles des autres départements de l’Académie de Nantes.

contact : collectif-education-prioritaire44@framagroupes.org

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