RECRUTEMENT, AFFECTATION, FORMATION DES ENSEIGNANT·ES : LE GRAND SABOTAGE
Communiqué de presse de la coordination régionale FSU
Communiqué de presse de la coordination régionale FSU
Faudra-t-il être riche à l’avenir pour se faire soigner, éduquer ses enfants, affronter le réchauffement climatique ?
De très nombreux et nombreuses agent-es de la Fonction publique sont à l’œuvre et le seront tout l’été. A chaque épisode de fortes chaleurs, un grand nombre de personnels des services publics se retrouvent ainsi confronté-es à des conditions de travail dangereuses en raison de l’inadaptation des bâtiments ou d’un travail en extérieur.
A l’heure où les conflits sociaux se multiplient pour obtenir des revalorisations salariales légitimes au moins à la hauteur du taux d’inflation, la question du pouvoir d’achat est centrale pour les travailleurs et travailleuses. Alors que les débats commencent à l’Assemblée nationale sur cet enjeu prioritaire, nos organisations respectives réaffirment ensemble que le sujet relève également des politiques salariales dans les branches, les entreprises et la Fonction publique. Parce qu’elles considèrent que le salaire relève du partage des richesses, les organisations syndicales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prioritaire doit être l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minimas sociaux et des bourses d’études.
Une succession de mesures ponctuelles et majoritairement financées par l’État ne peut constituer un ensemble suffisant pour répondre à l’urgence. Réduire les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, exige avant tout des mesures visant à une meilleure répartition des richesses au profit des salariés. Le salaire doit demeurer la base d’un partage des richesses rééquilibré en faveur des salariés. La prise en charge de mesures de pouvoir d’achat.
Avec le remaniement ministériel du 4 juillet, le secrétariat d’État à la jeunesse, chargé entre autres du Service national universel (SNU), est placé sous la double tutelle du ministre des Armées et du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse. Un choix politique révélateur : pour ce gouvernement, la jeunesse relève donc à la fois de l’Éducation nationale mais aussi de l’Armée !
Communiqué de presse du G9 des organisations des retraité·es : CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidiares, FGE, LSR, Ensembles et solidarité
La FSU a découvert la nomination d’une ministre déléguée à l’enseignement professionnel placée sous la double autorité du ministère du Travail et du ministère de l’Éducation Nationale.
Pour la FSU, le nouveau gouvernement franchit une ligne rouge en créant cette double tutelle qui acte le fait qu’élèves et personnels de l’enseignement professionnel public ne relèveraient plus du seul ministère de l’Education nationale.
Lors du conseil municipal du 1er juillet 2022, monsieur le Maire de Saint-Nazaire a annoncé son soutien à la régularisation de certaines personnes sans papiers ( une famille, un mineur, un homme seul) ayant une Obligation de Quitter le Territoire ( OQTF). Ce faisant, il a noté les mécanismes de la politique gouvernementale qui renvoient ainsi les personnes dans l'illégalité et la précarité. Le Collectif Uni.e.s contre une immigration jetable de la région nazairienne (UCIJ) se félicite de cette position.
En septembre 2021, la FSU écrivait au premier ministre Jean Castex et à la ministre du travail Élisabeth Borne pour les alerter sur leur décision de prolonger les aides exceptionnelles accordées aux employeur·euses d’apprenti·es et pour dénoncer à la fois l’effet d’aubaine pour les entreprises et les conséquences de cette décision sur l’augmentation du déficit de France compétences. Les critiques émises par la FSU sont aujourd’hui confortées par le rapport de la Cour des Comptes publié le 23 juin 2022.
Les organisations syndicales de la fonction publique ont obtenu que le ministre de la fonction publique annonce enfin une revalorisation du point d’indice. Pour autant, les 3,5 % annoncés sont très en deçà de l’inflation, pour l’instant à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%.
Après un quinquennat entier qui s’est acharné à maintenir le point gelé, cette augmentation ne saurait compenser les pertes ni réparer les conséquences lourdes pour les conditions de vie d’un grand nombre de personnels, en particulier les bas salaires et les plus précaires.
La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point appelle pourtant une mesure d’une toute autre ampleur, avec une revalorisation d’urgence immédiate de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies.
Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.