À la rentrée prochaine, de nombreux collèges publics de Loire-Atlantique risquent de se retrouver dans une situation intenable avec plus de 80 arrivées du privé non anticipées, tandis qu’environ 300 élèvesv habituellement captés par le privé restent dans le public.

Ce mouvement massif pourrait s’expliquer notamment par le prix trop élevé de la demi-pension mais aussi parce que les cas de harcèlements sont mal ou pas du tout traités dans certains établissements privés.
C’est aussi, selon nous, suite aux affaires de violences sexuelles, comme à St Stan par exemple.
Pour autant, les moyens ne sont pas redéployés entre privé et public à la hauteur des besoins du service public d’éducation.  Dans plusieurs collèges, des familles sont placées en liste d’attente du collège public de secteur. Des classes de 6e sont ouvertes avec seulement 18 à 20 heures par semaine, contre les 28 heures nécessaires.
Ailleurs, l’absence d’ouverture de classe conduit à des effectifs insoutenables, par regroupement.
Cette situation crée une rupture d’égalité entre les élèves, dégrade les conditions d’apprentissage, et de travail et contribue aussi à l’épuisement professionnel, accentué par le recours massif aux heures supplémentaires.
Nous refusons que les collèges publics servent de variable d’ajustement budgétaire. Le rectorat et le ministère doivent abonder les dotations horaires globales des établissements concernés 
y compris en rebasculant sur le public les moyens attribués à tort au privé.
Nous demandons donc :
• l’ouverture effective de toutes les classes nécessaires dans les collèges publics de Loire-Atlantique ;
• l’attribution de dotations complètes pour chaque classe ouverte : 28 heures pour une classe de 6e, 29 heures pour les autres niveaux du collège ;
• la fin des listes d’attente pour les élèves relevant de leur établissement public de secteur ;
• la transparence sur l’évolution des effectifs et moyens entre enseignement public et privé sous contrat ;
• des réponses précises lors du CSAD du 2 juillet sur les établissements concernés et sur les moyens réellement attribués.

Dans ces conditions, la FSU de Loire-Atlantique participera avec l’intersyndicale à un rassemblement des personnels et des parents d’élèves :

le mercredi 1er juillet 2026, à 14h30, devant la DSDEN de Loire-Atlantique, à Nantes,

pour défendre le droit de tou·tes les élèves à être accueilli·es dignement dans les collèges publics.