Refusons la destruction des Services Publics !

Depuis trop longtemps, les services publics (santé, éducation, culture, transport, énergie…) subissent les coupes sombres décidées par les gouvernements successifs :

  • Suppressions de lits d’hôpitaux et de postes, fermetures de services hospitaliers et même d’hôpitaux !
  • Déserts médicaux, y compris en ville !
  • Fermetures de classes, de services postaux, d’administrations de proximité !

Malgré l’épidémie de Covid, le gouvernement Macron-Castex-Véran poursuit cette destruction, en particulier dans les hôpitaux :
– 7 500 lits supprimés en 2018 et en 2019 !
– Les services de réanimation en Ile de France sont passés de 2 500 lits en Mars 2020 à 1 700 lits aujourd’hui !

Le manque de lits, de personnels soignants, de médecins, de structures hospitalières est évident pour toutes et tous.

De plus, l’incurie gouvernementale sur les vaccins conduit à l’impossibilité pour les personnes qui le souhaitent de se faire vacciner rapidement !

ENSEMBLE, EXIGEONS :

  • Arrêt immédiat des fermetures de lits, de postes, et de services dans les structures hospitalières,
  • Réouvertures des lits et services nécessaires pour soigner la population,
  • Recrutement de personnels qualifiés dans tous les services de santé et EHPAD,
  • Accès rapide aux vaccins anti-covid pour toute personne qui le demande,
  • Mise en place d’un grand service public de l’autonomie avec prise en charge à 100% par la branche maladie de la sécurité sociale,
  • Mise en place d’un service public du médicament qui assure un approvisionne-ment sûr pour toutes les pathologies.

Et les retraité·es ?

Fortement impacté.es par ces dégradations, les personnes  âgées et très âgées renoncent parfois aux soins faute de ressources, de mutuelles, de possibilité de se déplacer.

Les aides proposées à domicile sont insuffisantes et les places en structures adaptées (résidences autonomie, EHPAD, USLD) trop rares ou trop coûteuses…

La qualité de leur vie est réduite par l’isolement…

Refusons l’appauvrissement et la précarité !

Jamais les centres d’aides alimentaires n’ont été autant sollicités (resto du cœur, Secours Populaire, Secours Catholique…).

Jeunes, chômeurs, travailleurs précaires, retraité.es sont parfois en grande difficulté simplement pour se nourrir ou se loger.

Cette situation est insupportable dans un pays qui produit autant de richesses.

Et les retraité·es ?

Les retraites n’avaient pas été revalorisées depuis 2013. En Janvier dernier, les retraites de base ont été augmentées de 0,4 % seulement. Or les mutuelles augmentent de 3,6 % en moyenne, l’électricité de 1,6%, le gaz de 3,6%, etc…

Il devient impossible pour les bénéficiaires du minimum vieillesse (906 € pour une personne seule, 1407 € pour un couple) de vivre dignement. 50% des pensionnés ont une retraite inférieure à 1478 € bruts.

Les pensions nettes (après CSG et CASA) n’ont évolué que de 6,26 % entre 2008 et 2019, alors que l’indice des prix INSEE (hors tabac) a évolué de 12,93 % et le Smic de 20,05 %.

Cette situation ne doit plus durer ! Non à l’appauvrissement des retraité·es :

  • Application du code de la Sécurité sociale qui prévoit l’augmentation effective des pensions d’au moins 1% !
  • Revalorisation des pensions indexée sur l’évolution du salairemoyen !
  • Pas de retraite inférieure au SMIC !

Refusons la division entre personnes jeunes et âgées, actives et retraitées !

Le  gouvernement et les médias, opposent trop souvent la jeunesse « sacrifiée » pendant cette crise et la population des retraité.es « fragile mais aisée ». Ils opposent les salariés ou chômeurs qui perdent des revenus et les pensionnés qui continuent de percevoir leur retraite.

Mais la division n’est pas celle-là !

La division est entre celles et ceux qui vivent très confortablement des richesses produites, des profits dégagés, et tou·tes celles et ceux qui subissent les effets de la crise quel que soit leur âge ou leur statut !

La pauvreté, la précarité n’ont pas d’âge (voir les files d’attente pour l’aide alimentaire) !

Les retraité·es sont particulièrement sensibles à la détresse de la jeunesse qu’ils connaissent bien dans leur famille, leurs proches, leurs voisins… Ils et elles sont très préoccupé·s de la précarisation des situations de travail de leurs enfants… Et leurs revendications ne font que rejoindre celles des jeunes et des salarié·es.

NOS EXIGENCES SONT :

  • un revenu minimum décent pour toutes et tous (étudiant·es, chômeur·euses, précaires, retraité·es),
  • une politique fiscale qui soit plus juste et égalitaire,
  • une protection sociale effective avec des services publics de qualité et de proximité.

Soutenez les initiatives des organisations syndicales et associations de retraités CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC, Ensemble et solidaires, FGR-FP et LSR.

Toutes et tous ensemble, ne baissons pas les bras !

Mercredi 31 mars, retrouvons-nous à 10h,
– à NANTES, Place du Cirque,
– à SAINT-NAZAIRE, Place des Droits de l’Homme (Dragon République)

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