Essentielles mais sous-payées
Le 8 mars des «premières de corvées»

Pour cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le constat est sans appel : les femmes sont toujours les victimes d’inégalités criantes de salaire, de pension, d’accès aux postes à responsabilités, à l’espace public… Avec la crise sanitaire, leur rôle crucial comme « premières de corvées » n’est plus à démontrer.

Les femmes sont plus de 50% des médecins généralistes ; 70% des agents d’entretien ; 70% du personnel de l’éducation nationale ; 75% des éducateurs·trices ; 87% des infirmiè·res, 90% des aides soignant·es ; 90% des caissièr·es ; 93% des assistant·es sociales ; 98 des assistant·es maternel.les ; 99% des aides à domicile .

Interrogé·es, 75 % des Françaises et des Français plébiscitent l’égalité femmes-hommes au travail. 73% des salarié·es pensent que des avancées sont possibles.

Et pourtant les métiers « féminisés » sont dévalorisés ! Et pourtant, les femmes sont les plus représentées… dans la précarité ! Et L’immensité du travail gratuit qui leur incombe, le « care », est nié !

Les femmes représentent 2/3 du travail mondial mais seulement 5% du revenu mondial. La plupart du travail des femmes n’est pas salarié. La moitie de l’humanité se charge quasi bénévolement des soins essentiels à toute l’humanité et tout ce travail est invisible !

Selon l’Organisation Internationale du Travail, les femmes consacrent 7h28 par jour à des activités de soins à autrui et sur ces 7h28, 3h03 seulement sont rémunérées ! Pour les hommes qui consacrent 6h44 de soins à autrui, 5h22 sont rémunérées. Vous trouvez ça juste ?

Nous sommes dans la rue car sans les femmes, le monde s’arrête !

Nous sommes dans la rue pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine, contre l’exploitation des femmes, pour l’égalité salariale femmes hommes et pour un réel partage des tâches domestiques.

Nous sommes dans la rue pour de réelles hausses de salaires parce que l’écart de rémunération persiste à 25% entre les femmes et les hommes. C’est comme si chaque jour à partir de 15h40, les femmes travaillaient gratuitement. En outre, si les salaires des femmes étaient revalorisés, il n’y aurait plus de problème de financement des retraites !

Nous sommes dans la rue pour réclamer des logements décents et des services publics accessibles à toutes et à tous.

Nous sommes dans la rue pour obtenir un milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour une ratification ambitieuse de la convention de l’OIT contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.

Nous sommes dans la rue pour dénoncer les discriminations de genre, de classe, de race, et lesbo-bi-transphobes cumulées par certaines.

Nous sommes dans la rue pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, pour leur liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité sans condition.

Nous sommes dans la rue pour que l’accès à l’avortement soit possible partout , pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

Les femmes continuent d’être ici et dans le monde entier les victimes du capitalisme et du patriarcat. STOP ! Les inégalités sociales et les violences font partie d’un même système que nous dénonçons.

Participons massivement à la grève féministe du 8 mars 2021 !

  • 15h40 : Rendez-vous place Royale à Nantes. 
  • 16h30 : Chorégraphie des Rosies
  • 17h00 : Prise de parole et départ en manif jusqu’à la Préfecture. avec un arrêt Marches des fiertés pour une nouvelle chorégraphie des Rosies.

Déclaration des unions départementales CGT, FSU et Solidaires.